◆ ジュール・ルナール Jules Renard
◆ 『 博 物 誌 』 Histoires Naturelles (1896)
108. 新 月 NOUVELLE LUNE
L'ongle de la lune repousse.
月の爪がまた生えてくる。
Le soleil a disparu. On se retourne : la lune est là.
Elle suivait, sans rien dire, modeste et patiente imitatrice.
太陽が姿を消した。ふりむくと、月がそこにある。
月はついて来たのだ、一言もいわずに、慎ましく忍耐づよい模倣家は。
La lune exacte est revenue. L'homme attendait, le coeur comprimé dans les ténèbres, si heureux de la voir qu'il ne sait plus ce qu'il voulait lui dire.
時間に正確な月は戻ってきた。人は待っていた、闇のなかで心をおさえて。月が見えてとても幸福なので、月に何を言いたかったのか、もうわからない。
De gros nuages blancs s'approchent de la pleine lune comme des ours d'un gâteau de miel.
大きな白い雲が満月に近づく、熊が蜜の菓子に近づくように。
Le rêveur s'épuise à regarder la lune sans aiguilles et qui ne marque rien, jamais rien.
夢見る者は、すっかり疲れてしまう。── 針がなくて何も、決して何も示さない月を見ていると。
On se sent tout à coup mal à l'aise. C'est la lune qui s'éloigne et emporte nos secrets. On voit encore à l'horizon le bout de son oreille.
人は突然居心地の悪さを感じる。月が遠ざかり、私たちの秘密を運び去る。地平にはまだ月の耳の端が見える。
◆ ジョワシャン・デュ・ベレー Joachim du Bellay
◆ 『 哀惜詩集 』 Les Regrets (1558)
1
Je ne veux point fouiller au sein de la nature,
Je ne veux point chercher l’esprit de l’univers,
Je ne veux point sonder les abîmes couverts,
Ni dessiner du ciel la belle architecture.
私は思わない 自然の胸の裡を探ろうとは
宇宙の精神を探求しようとは
私は思わない 隠された深淵を測ろうとは
また 空がどれほど見事に組まれ築かれているか描いてみようとも
Je ne peins mes tableaux de si riche peinture,
Et si hauts arguments ne recherche à mes vers :
Mais suivant de ce lieu les accidents divers,
Soit de bien, soit de mal, j’écris à l’aventure.
私は塗らない 自分の絵を ことさら豊かな絵の具を使っては
私は求めない 自分の詩に 並外れて高級な主題は
この世に出来事が起きるのにしたがって
善きにつけ悪しきにつけ 私は思いのままに書く
Je me plains à mes vers, si j’ai quelque regret :
Je me ris avec eux, je leur dis mon secret,
Comme étant de mon cœur les plus sûrs secrétaires.
詩にむかって私は嘆く 心が愁いに沈むとき
詩といっしょに私は笑う 詩に私は秘密を打ち明ける
詩は私の心を間違いなく聞き 手助けしてくれる
Aussi ne veux-je tant les peigner et friser,
Et de plus braves noms ne les veux déguiser
Que de papiers journaux ou bien de commentaires.
だから私は詩をやたらに梳ったり巻き毛にして整えたりはしない
とても立派な名前で装わせようとも思わない
ただ日々のこと また想いを記すだけ
◆ ポール=ジャン・トゥーレ Paul-Jean Toulet
◆ 『 反押韻詩集 』 Les Contrerimes (1921)
12
Puisque tes jours ne t’ont laissé
Qu’un peu de cendre dans la bouche,
Avant qu’on ne tende la couche
Où ton cœur dorme, enfin glacé,
Retourne, comme au temps passé,
Cueillir, près de la dune instable,
Le lys qu’y courbe un souffle amer,
Et grave ces mots sur le sable :
Le rêve de l’homme est semblable
Aux illusions de la mer.
おまえの生涯が残したのは
その口のなかのわずかな灰だけなのだから
おまえの心臓 最後には冷たくなるその心臓が眠るようにと
褥(しとね)が差し出されないうちに
過ぎた日に戻るように 摘みとりに戻るのだ
形を変えてやまない砂丘で
苦い風に身を屈めている百合を
── そしてこの言葉を刻むのだ
「 人が見る夢は
海の幻に似ている」 と。



